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dimanche 23 juillet 2017

La popularité de Macron dégringole de 10 points en un mois.

Descente aux enfers avec un indice de satisfaction de 54%

Jupiter chez Hadès 
dans le baromètre Ifop-JDD

La popularité de Macron et Philippe en forte baisse (sondage)
Coup dur pour le prétentieux Macron, sur la rive du Styx, rivière des enfers.  
Encore majoritaire mais en chute libre, le président essuie le premier coup de tabac de son quinquennat. Le chef de l’Etat abandonne la stratosphère pour le plancher des vaches en perdant dix points en un mois dans le baromètre de l’exécutif réalisé par l’Ifop pour le JDD. Hormis Jacques Chirac, qui avait perdu 15 points entre mai et juillet 1995, c'est la plus forte baisse d'un président après trois mois au pouvoir. 
Simultanément, le total des mécontents passe de 35% à 43% de juin à juillet, se répartissant entre "très mécontents" (15% en juillet, contre 12% en juin) et "plutôt mécontents" (de 23% à 28%). 3% des sondés ne se prononcent pas, contre 1% le mois dernier.
Les Français ne sont déjà plus que 54% à porter un regard favorable sur son action. 
"Pour Emmanuel Macron, l’entrée dans l’atmosphère est brutale, commente Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l’Ifop. Il encaisse  le contrecoup de décisions et comportements divers, sanctionnés par différents secteurs  de la société.

Sa crise d'autoritarisme qui a provoqué la démission de son chef d'état-major des Armées qui dénonçait les coupes sombres dans le budget militaire a largement contribué à sa disgrâce, mais n'est pas la cause unique invoquée par les sondés.

La hausse de la CSG inquiète les retraités : -11 points chez les plus de 65 ans, -14 chez les 50-64 ans, 

La future réforme du droit du travail et le rétablissement du jour de carence visant les agents publics déplaisent à l'électorat de gauche et aux fonctionnaires : -12 points chez les sympathisants du PS, -18 parmi les salariés du secteur public, 

La confusion autour des mesures fiscales a également déstabilisé les classes moyennes et l'électorat de droite : -25 points chez les partisans du MoDem, -11 parmi ceux des Républicains.

Et encore les sondeurs n'ont-ils pas interrogé les Français sur
les efforts du nouveau venu pour exister au plan international, une primauté à son image personnelle vécue par la population comme blessante. 

Saturation de "com" et "coups de menton" arrogants 

Ces mesures punitives ont nourri la crainte d'un avenir de plomb confié sans partage à des élus aussi novices que soumis qui entérinent les premières ruptures avec les promesses du candidat Macron. "Certains sondés critiquent à voix haute une présidence fondée sur la com’ ", observe Jérôme Fourquet. D’autres reprochent au Président son "autoritarisme" face au général de Villiers, même si une petite part  continue  d'apprécier l'image du chef de l’Etat et le rythme de son action, en soulignant le contraste facile avec son prédécesseur qualifié de "bras cassé" et de "rétropédaleur". 

Malgré cette dégringolade rapide, Macron se situe encore à un niveau élevé par rapport à ses aînés : Mitterrand ne ­recueillait que 48% de satisfaction en septembre 1981  font valoir les sondeurs qui préjugent ainsi de la popularité de Macron dans deux mois, d'autant qu'en juillet 2012 Hollande était deux points plus haut, à 56% et que Nicolas Sarkozy enregistrait un taux de satisfaction de 12 points supérieur en juillet 2007 (66% )

Le Premier ministre Edouard Philippe perd 8 points à 56% de satisfaits. 
Le Premier ministre enregistre lui aussi un fort recul. Edouard Philippe passe sur la même période de 64% à 56% de satisfaits
52% des sondés se montrent "plutôt satisfaits" (contre 59% un mois plus tôt) et 4% se disent "très satisfaits" (-1%). Chez les mécontents, 27% se disent "plutôt mécontents" (+3%) et 10% "très mécontents" (+2%) : plus d'un sondé sur trois. Le taux des personnes interrogées ne se prononçant pas passe de 4% à 7%.
Selon un connaisseur des tréfonds de l'insatisfaction populaire, Hollande, "l'impopularité est nécessairement au rendez-vous" pour un président. Désormais, aux députés de la majorité, le petit coq promet   "ni caporalisme, ni ordre jupitérien". Mais ils sont maraboutés et, à la rentrée, les Français ne pourront compter que sur eux-mêmes ?

L'enquête a été réalisée par l'Ifop auprès d'un échantillon de 1.947 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, du 17 au 22 juillet, par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone.

Macron fait baisser les APL de 5 euros dès la rentrée prochaine

L'APL de tous les bénéficiaires sera amputée de 5 euros, dès le 1er septembre 

Le gouvernement a décidé de rogner cette aide, dont bénéficient notamment 800.000 étudiants


2,6 millions de foyers sont frappés par cette réduction dès le 1er octobre. 
Photo d'illustration.
L'aide personnalisée au logement (APL) est une aide sociale financière destinée à réduire le montant de votre loyer ou mensualité d'emprunt immobilier. La plupart des logements HLM sont conventionnés et un étranger doit justifier d'un titre de séjour en cours de validité.

L'annonce est avancée par France 2 ce samedi 22 juillet, citant les services de Matignon. 
L'information a été confirmée en début d'après-midi par le ministère de la Cohésion des territoires de Jacques Mézard, PRG, chargé notamment du logement. Les APL subiront "une baisse de 5 euros par mois et par ménage à partir d'octobre suite à l'application d'une réforme d'économie budgétaire décidée sous le quinquennat précédent et pas encore appliquée", a précisé une responsable du ministère, ajoutant qu'une suppression pure et simple des APL, évoquée par certains media, "n'a jamais été envisagée" et n'aurait "aucun sens".

Cette décision avait été évoquée par Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, lors d'une audition le 12 juillet et par Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, devant la Commission des finances de l'Assemblée nationale. "La baisse des APL a été votée par la précédente majorité, mais n'a jamais été mise en place. Nous prendrons les mesures votées par le Parlement", avait-il indiqué, faisant référence à un décret paru le 16 octobre dernier au Journal officiel. Ce texte traduisait la volonté de l'ancien gouvernement de prendre en compte le patrimoine des bénéficiaires dans le calcul de l'allocation.
L'APL est attribuée sous conditions de ressources et conformément à certains plafonds variant en fonction de la composition de votre foyer et du lieu de votre logement. Les personnes rattachées au foyer fiscal de leurs parents, lorsque ces derniers sont redevables de l'impôt annuel de solidarité sur la fortune (ISF), ne sont pas éligibles à l'APL.
Le montant de l'APL est calculé en fonction de barèmes qui prennent en considération : la situation familiale du demandeur et le nombre de personnes à charge vivant habituellement au foyer, les ressources du demandeur et de la personne avec laquelle il vit ainsi que des personnes vivant habituellement à son foyer, ainsi que la valeur en capital du patrimoine, lorsque cette valeur est supérieure à 30.000 €le montant du loyer, de la redevance ou des charges de remboursement des prêts contractés pour l'acquisition du logement ou son amélioration.
Amputée de 5 euros, l'aide personnalisée au logement (APL) d'un étudiant s'élevait à 225 euros / mois, en moyenne 
Alors qu'il tente justement un retour en politique, l'ancien président François Hollande avait en effet affirmé sa volonté de supprimer les APL pour les foyers avec un patrimoine de plus de 30.000 euros. Un décret est paru au Journal officiel le 16 octobre 2016. Les APL ne bénéficient pas seulement aux étudiants, mais ils sont environ 800.000, qui touchent en moyenne 225 euros par mois. 
Le versement de cette aide coûta 20 milliards d'euros à la collectivité, l'année dernière. 

La réduction de cette aide sociale a notamment été critiquée par La France insoumise, singulièrement le député du Nord Adrien Quatennens, qui regrette une nouvelle restriction budgétaire qui pèse sur les Français. "Je ne dis pas que çà et là il n'y a pas quelques efforts à faire, mais les Français ont déjà fait beaucoup d'efforts et se sont déjà serré la ceinture", a-t-il déclaré sur LCI.

Les anciens ministres du Logement de Hollande, Cécile Duflot (EELV, mai 2012-mars 2014), Sylvia Pinel (PRG, avril 2014-février 2016), Emmanuelle Cosse (ex-EELV, février 2016-mai 2017) et Richard Ferrand (ex-PS et actuellement REM, ministre de la Cohésion des territoires (ex-ministère de l'Aménagement du territoire.) de Macron pendant 1 mois et 2 jours, mai-juin 2017) sont en vacances... 
Julien Denormandie, 37 ans, qui est secrétaire d'État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, après avoir servi Nicole Bricq, est sans attribution précise: tellement polyvalent qu'il est introuvable.

samedi 22 juillet 2017

Le pouvoir ne fera pas d'économies avec l'épouse Macron

Combien Brigitte Macron va-t-elle coûter aux Français ?

L'épouse du président a des exigences

Le statut de "première dame" n'existe pas. 
Brigitte Macron y aspire. Elle dispose pour le moment d’une équipe plus "resserrée" que celles qui l’ont précédée à l’Elysée. 
Aucune retraite ne s'impose aux épouses non élues de jeunes responsables politiques. Celle-ci a déjà commencé à coller son époux et entend bien, de surcroît, conduire ses propres bonnes oeuvres. 
Résultat de recherche d'images pour "Macron helitreuillé"La cougar n'a certes pas suivi son illustre trentenaire quand il s'est fait hélitreuiller à bord du sous-marin ...Le Terrible, le 4 juillet, ou lorsqu'il s'est déguisé en Tom Cruise sur la base aérienne 125 d'Istres, le 21. L'écart d'âges est une cruelle réalité. 
Le rôle d'un conjoint varie de l'absence de reconnaissance, auquel cas il n'existe pas de titre, comme en Allemagne pour le conjoint du chancelier à des dénominations telles que First Lady ou Première dame pour des épouses de président. Dans les monarchies, le titre de prince consort est donné à l'époux d'une souveraine. En Iran, l'épouse du Chah était appelée la Chahbanou. Dans les corps constitués français, on les appelle 'madame la colonelle' ou 'madame la préfète'. Logiquement, Brigitte pourrait se contenter d'être 'madame la présidente', mais les féministes ne supportent pas que le titre d'une femme soit attaché à la fonction de l'homme. La solution pourrait donc venir du Congo-Brazzaville où l'épouse du président de la République est appelée 'mama' en lingala, au sens de 'mère'.
La sexagénaire de 63 ans ne compte pas prendre sa retraite. Si elle n'est plus reconnue apte à l'enseignement, elle envisage pourtant de s’octroyer des missions sur lesquelles planent encore une chape de plomb comme sur le reste. 

A l’Elysée, on promet la transparence sur les moyens mis à la disposition de Brigitte Macron, l'Etat, donc le contribuable

Une affirmation facile, mais trompeuse: l’argent dépensé par l'épouse pour mener à bien des activités - sans obligation d'utilité publique avérée,  ni contrôle, au risque de soupçons d'emploi fictif -  est prélevé directement sur le budget de la présidence… Durant la campagne, Emmanuel Macron s’était prononcé pour l’élaboration d’un "statut de la Première dame ou du Premier homme", sans que ce personnage officieux de l’Etat ne soit rémunéré. "On est en train d’y réfléchir, on ne sait pas quelle forme ça va prendre", indique Pierre-Olivier Costa, directeur de cabinet de Brigitte Macron..
Pierre-Olivier Costa : le cultureux de la com (Libération)
C’est un peu l’homme mystère - on le voit peu et, jusqu’à présent, son parcours a été discret. Ce quadra juriste s’est forgé un profil de technocrate de la culture et des médias, passé par le centre Pompidou, le CNC (Centre National du Cinéma) et la direction de la communication de la mairie de Paris, auprès de l'ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë. Il devint chef de cabinet d’En marche en janvier.
Le coach physique de Brigitte sera-t-il pris en charge par l'Elysée ?

Taille 36 pour 1,64 m, la prétendante au titre de première dame fait du sport tous les jours. 
Elle commence chacune de ses jour­nées sur un vélo d’ap­partement qu'elle chevaucherait, nous assure-t-on, pendant une heure : un tour de force pour quelqu'un qui se nourrit de salades et de gaufrettes. C’est une active, à la poursuite de sa jeunesse perdue, au point que EM! (En marche ! initiales d'Emmanuelle Macron) aurait donc pu être BT !. La vérité est plus terre-à-terre: 
sa produc­tion de corti­sol, hormone forte­ment cata­bo­lique (cf. ostéoporose), stimule la dégradation protéique et graisseuse dans la plupart des tissus muscu­laires qui conduit à une perte de poids.  La consommation excessive de viande rouge est accusée d’accélérer le vieillissement, son obsession.
Elle serait par ailleurs portée sur le vin blanc qu’elle prend en apéritif, ce qu’on croit aisément quand on sait que le vin blanc est l’un des vins les plus caloriques avec 77,3 calories pour un verre (10 cl). D’où la nécessité de pratiquer un sport de gré ou de force. 

C'est la spécialiste de la presse people, Mimi Marchand, qui a façonné l’image glamour du couple et notamment de Brigitte Macron qu’elle encourage pourtant à poser en maillot. C'est elle qui est à l’origine notamment du scoop sur la relation entre François Hollande et Julie Gayet...


Un agenda propre à la Première dame devrait au moins être mis en ligne.   
Actuellement, une équipe de trois collaborateurs est affectée à la femme du président pour l’aider à gérer ses dossiers et de deux personnes pour assurer sa sécurité dès sa sortie de l’Elysée.

Quelle est l’enveloppe allouée à la rémunération de ces cinq premiers serviteurs? 
Secret défense... A titre de comparaison, Valérie Trierweiler s’était entourée de cinq collaborateurs qui avaient coûté 396.900 euros brut sur l’année 2013 aux contribuables, selon un rapport de la Cour des comptes. De plus, quatre officiers assuraient sa sécurité. Des chiffres légèrement au-dessus de ceux avancés par le député UMP Guillaume Larrivé dans une question écrite au gouvernement en avril 2013. Il estimait le salaire du cabinet de Valérie Trierweiler à 19.742 euros net par mois. 
Le député comparait alors ces moyens avec ceux alloués à Carla Bruni-Sarkozy : huit collaborateurs en janvier 2012, rémunérés 36.448 euros net par mois. Ce à quoi il fallait alors ajouter une somme de 25.714 euros affectés à la gestion de son site internet personnel par deux prestataires externes. Cette page web avait d’ailleurs fait l’objet d’une polémique suite à un rapport de la Cour des comptes qui estimait son coût à 330.000 euros en 2011 et 80.000 euros en 2012. Après le quinquennat, ce site a uniquement été consacré à sa Fondation. "Tous les contenus visibles sur ce site ont été intégralement financés par la Fondation", avait fait savoir l’organisation. "Ils n’ont été en aucune façon financés par l’Etat". 

Pour les invitations à déjeuner, c’est l’Elysée qui paye
Pour les dépenses liées à son rôle, Brigitte Macron pourra faire appel à "un service rattaché au cabinet du président", rappelle Pierre-Olivier Costa. Déplacements, cadeaux, réceptions… Toutes ces dépenses seront prélevées sur le budget de l’Elysée. 
Et c’est là où son directeur de cabinet promet de la transparence - à laquelle il s'est jusqu'ici refusé - et d' "expliquer le plus clairement possible aux Français ce qu’elle fait, comment et pourquoi". 
A l’époque de Cécilia Sarkozy, le Canard Enchaîné avait révélé qu’elle possédait une carte de crédit auprès du Trésor public. Le journal anarchiste ne s'attardait pas sur les dépenses qui y étaient affectées, laissant penser qu'elle y débitait ses frais de cordes de guitare.  "J’estimais que c’était un moyen plus simple, plus rapide, plus moderne de répondre à ses frais professionnels classiques, tels que les cadeaux protocolaires aux épouses des chefs d’Etat étrangers, les gerbes de fleurs ou les frais de représentation", dut alors préciser Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy. La Première dame avait coupé court à la polémique en rendant sa carte quelques jours plus tard après l’avoir utilisée "deux fois pour des invitations à déjeuner", ajouta Laurent Wauquiez, alors porte-parole du gouvernement.

Concernant les bureaux,  l’aile Madame de l’Elysée est traditionnellement réservée à la Première dame. 
Image associéeBrigitte bénéficiera d’un cadre privilégié pour se livrer à ses missions en faveur des jeunes et de l’éducation, cheval de bataille qu’elle aurait choisi d’enfourcher, sans réelle surprise.

Mais, pour les jeunes, l'ancienne professeure de lettres et de théâtre dispose de mètres carrés en trop. "On ne la remplit pas entièrement", avoue Pierre-Olivier Costa. Brigitte Macron s’est installée dans la salle des Fougères.

C’est dans cette espace qu'est dépouillé  son courrier. "En ce moment, elle reçoit 140 lettres par jour”, indique son directeur de cabinet. "Au départ, on est monté beaucoup plus haut. C’est sans commune mesure avec ce que recevait les précédentes Premières dames"…
Cinq personnes s’occupent (à plein temps ?) du courrier de Brigitte Macron, au service de la correspondance : autant dire qu'elle n'y répond pas personnellement. 
Le Salon des Fougères ( septembre 2012, images personnelles).
Partie du bureau de Madame la Présidente, salon des Fougères

Mais, au final, quel sera son rôle ? 
Le flou plane encore, d'autant que, si Brigitte est en marche, elle ne sait pas où elle va et cherche toujours sa voie : l’Elysée dément qu’elle travaille à la création d’une Fondation, comme l’avait prématurément affirmé la présidente de SOS Autisme, la journaliste Olivia Cattan, également présidente de l'association Paroles de femmes. "Brigitte Macron s’intéresse aux sujets sur lesquels elle est sollicitée par les Français", affirme Pierre-Olivier Costa. Exemple de transparence...

Les magistrats aussi dénoncent la réforme du Code du travail

Les syndicats craignent pour leur liberté d'interprétation inégalitaire des textes

Les syndicats de magistrats dénoncent eux aussi le projet de réforme du Code du travail



Résultat de recherche d'images pour "juges prud'homaux"
Ils dénoncent une menace d'empiétement sur le pouvoir d'appréciation des juges. Après deux semaines de rencontres, les trois syndicats de magistrats: l'Union syndicale des magistrats (USM), le syndicat national des magistrats FO et le Syndicat de la magistrature, qualifiés de 'juges rouges' (SM), se sont prononcés contre certaines mesures, qui ne permettent pas, selon eux, de rendre pleinement justice au justiciable.

Le risque de déséquilibre dans les rapports de force entre employeurs et salariés, alors que le gouvernement termine vendredi sa dernière semaine de concertation avec les partenaires sociaux sur l'épineuse question de la sécurisation des relations de travail, volet qui comprend notamment la mise en place d'un barème obligatoire sur les indemnités prud'homales pour les licenciements abusifs. 
Le Conseil de prud'hommes (CPH) est une juridiction de premier degré qui connaît des litiges du droit du travail nés à l'occasion de l'exécution ou de la rupture du contrat de travail entre employeurs et salariés de droit privé, comme le licenciement et la rupture conventionnelle. Les personnels de services publics exerçant dans les conditions de droit privé dépendent également du conseil de prud'hommes. C’est une instance paritaire : employeurs et salariés y sont représentés à part égale.
"Instaurer des plafonds et des planchers intangibles [pour l'indemnisation] porte gravement atteinte à la fonction même de juger", estime l'Union syndicale des magistrats (USM), qui représente 70% des juges en France, mais qui met l'accent sur les conséquences de leurs décisions, lesquelles ne devraient pas être fonction des indemnités finales. Un aveu que celles-ci étaient effectivement l'enjeu unique d'un appel aux prud'hommes ?

"La décision de justice (...) se prononce sur les moyens de réparer l'intégralité des préjudices subis en cas de manquement démontré. Des barèmes contraignants contreviennent à ces missions", raconte l'USM, à l'instar des syndicats de salariés pour lesquels l'indemnisation ne peut être décidée par barème et échapper à la pression syndicale.

La mise en place d'un barème n'est qu'une des mesures gouvernementales envisagées pour rendre les relations de travail plus prévisibles et faciliter les embauches.
Les conseillers qui siègent aux Conseils des Prud'hommes ne sont pas des magistrats professionnels, mais des hommes et des femmes issus du monde professionnel.
Vers une Justice plus juste

Le Syndicat de la magistrature, le plus radical, préjuge que la réduction des délais de recours au contentieux "prive le justiciable de l’accès à son juge". Il milite pour le maintien intégral de son champ d'action et contre la révision des critères de définition des licenciements économiques, assurant que la réforme ne donnerait pas au magistrat "la capacité de déterminer le périmètre (...) dans lequel l’intensité des difficultés de l’entreprise doivent être appréciées".

Résultat de recherche d'images pour "conseil prud'homal"
Les syndicats de magistrats estiment que la justice prud'homale montre ses limites. Les taux d'appel y sont de 62% et les délais de traitement de 14,7 mois, précise le ministère du Travail. Devant la lenteur des procédures, le tribunal administratif a condamné l'Etat (après Alstom pour son usine de Saint-Ouen), à verser 976.000 euros à 122 anciens salariés de DCNS exposés plusieurs années à l'amiante. L'Etat a même été condamné à payer près de 1,4 million d'euros en 2013 pour déni de justice, rappelle l'USM. Le préjudice d'anxiété avait été à 8.000 euros par personne. 
En juin 2016, ce même tribunal administratif de Caen avait condamné l'Etat à indemniser 127 autres ex-salariés de DCN à Cherbourg.
La justice administrative a mis au point une jurisprudence particulière, c'est-à-dire des règles de droit définies par ...le juge.
Les patrons de petites entreprises voient d'un très bon oeil l'encadrement de ces pratiques. Or, ils constituent la majorité des dossiers de contentieux aux prud'hommes.
"Le juge a un pouvoir d'appréciation des faits qui peut être exorbitant", a déclaré Jean-Michel Pottier, vice-président de la CPME, leur organisation.
"Il est temps de sécuriser les rapports de travail et de restaurer la confiance. Ce n'est pas le Code du travail qui fait l'embauche mais il peut l'empêcher."

"Le gouvernement ne cherche pas tant à limiter le pouvoir des juges qu'à fixer un nouveau cadre à un droit du travail."

Image associée
Jean-Emmanuel Ray, professeur à l'Ecole de droit de la Sorbonne, fait aussi valoir qu'il a été édicté dans un contexte de croissance et de pénurie de main d'oeuvre. "Le Code du travail a été pensé pendant les Trente Glorieuses. Les entreprises pouvaient alors permettre de financer des protections plus importantes" dit-il. Mais la résultante, c'est aussi que "le droit du travail est devenu très procédural".

"Dans les procédures, qui tombe dedans ? Ce sont les PME et surtout les TPE. Or ce sont elles qui créent aujourd'hui de l'emploi. Jamais les grandes entreprises bien conseillées, car elles embauchent des juristes ou ont leurs avocats. "

vendredi 21 juillet 2017

Castaner bave sur le général de Villiers, homme d'honneur

Violente attaque du porte-parole du gouvernement contre le général chef d'état-major démissionnaire

En service commandé après la crise de nerfs d'Emmanuel Macron


Le nouveau chef d'Etat-major accepte la laisse ?
contre le chef militaire des armées à la suite des coupes sombres budgétaires et la démission médiatisée du chef d’état-major des armées, Pierre de Villiers, le chef de l’Etat a rencontré le défenseur des troupes dans un huis clos secret.

Parallèlement, dans un numéro grossier de duettistes, 
Résultat de recherche d'images pour "Christophe castaner"
Christophe Castaner, obscur collaborateur ministériel fabriqué par Emmanuel Macron comme porte-parole du gouvernement a, quant à lui, mené une charge violente contre le général démissionnaire. 

Le président jupitérien craint de conserver longtemps les stigmates de sa crise d'autoritarisme. Il envoie donc son collaborateur sur le front pour se tenir à l'arrière garde. Dans les colonnes du Figaro de ce vendredi 21 juillet, la Voix de son Maître, chargé des relations avec le Parlement, caillasse le général cinq étoiles sur son "comportement" et dénonce la communication faite autour de sa démission.

Le chef d’état-major a été déloyal dans sa communication, selon l'Elysée. Il a mis en scène sa démission, assure son porte-voix. Une agression qui fait suite à l'arbitraire présidentiel et qui stupéfait, vu le goût immodéré de l'adjudant de quartier pour les mises en scène et les coups de com' : s'il s'exhibe beaucoup, le petit chef se veut en revanche un président à "la parole rare" qui ne s'exprime qu' 'ex cathedra'. 
Sa crainte pathologique des indiscrétions de journalistes interpelle. Que cachent ce goût du secret et des huis-clos, cette crainte des media ? Ils n'ont que très peu de contacts avec ses communicants placés sous la houlette de Sylvain Fort et Sibeth Ndiaye. Ainsi, lors du premier Conseil des ministres, journalistes et photographes ont-ils été pressés de quitter la cour d'honneur de l’Élysée, sans pouvoir, comme c'est l'usage, interroger et filmer les ministres à la sortie. Lors de son premier point de presse après le Conseil, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a d'ailleurs longuement confirmé que le président exige de ses ministres "confidentialité" et "discrétion" envers la presse.
Question comportement, les sociétés des journalistes d'une vingtaine de grands media ont fait part à Emmanuel Macron de leurs "inquiétudes quant à l'organisation de la communication présidentielle en train de se mettre en place" (AFP, BFMTV, Europe 1, Le Figaro, France Info, France Inter, Libération, Mediapart, Le Parisien, Le Point, RFI, RTL, RMC, TF1, Télérama, Le Monde...) et Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières, ont signé.
Christophe Castaner doit donc pallier les carences du comportement présidentiel.
Puisque le président veut pouvoir choisir les journalistes qui peuvent le suivre et recevoir sa parole "complexe", Castaner, parlant au nom du président, conduit le procès du général dans un contexte de verrouillage. "C’est son comportement qui a été inacceptable. On n’a jamais vu un Cema s’exprimer via un blog [pas plus qu'un président sur Twitter ?], ou faire du off avec des journalistes ou interpeller les candidats pendant la présidentielle, comme cela a été le cas. Il s’est comporté en poète revendicatif. On aurait aimé entendre sa vision stratégique et capacitaire plus que ses commentaires budgétaires."

VOIR et ENTENDRE toutefois le candidat Macron s'expliquer avec véhémence 
sur un off malheureux à propos de Mohamed Saou sur BeurFM :
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Lien PaSiDupes : Les laïcs reprochent à Macron sa complaisance envers l'islam radical

Contrairement aux analyses fines des décrypteurs de la presse, "son départ [celui du chef d'état-majot des Armées] n’a rien à voir avec son audition par la commission de la Défense", assure cependant Christophe Castaner faisant allusion à cette réunion à l’Assemblée nationale où le général annonçait qu’il n’allait pas se "laisser baiser par Bercy" après les annonces de coupes sombres dans le budget de nos troupes en opération sur plusieurs théâtres de guerre à l'étranger et de sécurisation de la population hexagonale exposée au terrorisme islamiste
Cette petite phrase, qu'un député anonyme avait fait fuiter dans la presse, avait provoqué une crise d'autorité chez le jeune Emmanuel Macron qui l’avait tancé devant les troupes, et donc humilié, rappelant 'je suis votre chef" et jugeant "pas dignes" les critiques sur le budget de la Défense. 
"Il aura non pas un budget à défendre, parce que ce n'est pas le rôle du chef d'état-major, c'est le rôle de la ministre des Armées", avait martelé le souverain républicain sur le plateau du Vélo club lors de sa présence sur une étape du Tour de France, concluant : Il aura des troupes à conduire, des opérations à mener, une stratégie, des capacités à défendre et à proposer au chef [politique] des armées qui est le président de la République. C'est comme ça que la République fonctionne bien."

VOIR et ENTENDRE Michèle Alliot-Marie, ancien (et première femme) ministre de la Défense, fournir les tenants et les aboutissants de cette affaire à Raphaëlle Duchemin, menton pointé, sur BFMacronTV :
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VOIR et ENTENDRE la synthèse du général Desportes sur la question du "vol" de 850 millions aux Armées :

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CV du général Desportes, à comparer avec le pedigree du verbeux CastanerSaint-Cyrien (1972-1974), issu de l'arme blindée et cavalerie, sa carrière a alterné affectations en unités de combat, en états-majors et diverses activités opérationnelles.Ingénieur, titulaire d'un DEA de sociologie, d'un DESS d'administration des entreprises (CAAE), docteur en histoire, le général de division Desportes est aussi breveté de l'École supérieure de guerre et diplômé de l'United States Army War College, équivalent du Centre des hautes études militaires pour l'armée de terre des États-Unis.
Attaché militaire près de l'ambassade de France aux États-Unis d'Amérique, puis conseiller défense du Secrétaire général de la défense nationale (SGDN), il fut ensuite directeur du Centre de doctrine et d'emploi des forces (CDEF) jusqu'en juillet 2008.
Vincent Desportes est aussi codirecteur avec Jean-Francois Phelizon de la collection 'Stratégies & doctrines' aux éditions Economica.
Le général Vincent Desportes a été à la tête du Collège interarmées de défense (CID), de 2008 jusqu'à l'été 2010.
Il est aujourd'hui professeur associé à Sciences Po et enseigne la stratégie à HEC. Conférencier international, il s'exprime sur les thèmes de la géostratégie, de la stratégie et du leadership. Il est régulièrement consulté par les pouvoirs publics et les grands media sur les affaires internationales et militaires.
Un conflit avec l’armée qui semble être la première vraie crise institutionnelle
Le successeur du chef d'état-major des Armées 
fait la leçon au président Macron
traversée par
le nouveau locataire de l’Elysée
qui, pour l’occasion, s’est attiré les foudres de tous les bords politiques. 
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"Faute irresponsable, méthode humiliante, etc... : Emmanuel Macron essuie les critiques - exception faite du MoDem, par la bouche de Marc Fesneau, 46 ans, coupe de cheveux à la Donald Trump - depuis la démission de Pierre de Villiers. (sur CNews, Philippe Vigier est en fait Damien Abad, membre du parti Les Républicains).
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Révélations d'une députée LREM, sur les économies gouvernementales

Delevoye a validé une nouvelle députée 'brute de décoffrage'

Novice à l’Assemblée nationale, la députée La République en marche Mireille Robert est sans filtre

Cette quinquagénaire bien en chair est une bonne cliente pour la presse et pourtant, bien que ses propos décapants sur les réseaux sociaux puissent participer au renouvellement de la vie politique en partageant son quotidien, sa trentaine de vidéos d’une trentaine de secondes, tout en étant virale, a tardé longtemps à atteindre l'AFP, dispensatrice des nouvelles aseptisées, validées par l'Elysée pour diffusion dans les organes de presse soumis au pouvoir et à leurs actionnaires multi-millionnaires, mais qui se disent néanmoins "libres et indépendants" de tous… 

Sur Facebook, Mireille Robert, députée En Marche, raconte chacune de ses journées à l’Assemblée nationale. 
La sous-ministre Marlène Schiappa avait déjà fait parler d'elle sans délai, mais cette autre blogueuse a également émergé pour son franc parler, sectarisme en moins, et candeur irresponsable en plus. Elue de la 3e circonscription de l’Aude - là où les caténaires ont tendance à sauter plus que nulle part ailleurs - voudrait qu’on boive de la blanquette de Limoux dans les cocktails ministériels. La suggestion de la VRP locale ne pouvait que recueillir l'assentiment des quatre assistants parlementaires soupçonnés d'abus de confiance pour emplois fictifs de l'eurodéputé insoumis Jean-Luc Mélenchon et eux-mêmes producteurs de vin, de surcroît...

Une activité intempestive qui n’a pas manqué de susciter bon nombre de réactions.

La nouvelle députée LREM joue à fond la proximité. Sur son compte Facebook, elle explique à ses électeurs qu'elle s’est rapprochée de plusieurs ministres mais également de bon nombre de dirigeants, assurant ainsi être devenue une interlocutrice valable. 
Dans un autre post, elle raconte des anecdotes sur l’Assemblée nationale où elle fait mention de tous les interdits comme celui de tourner le dos au président de l’Assemblée ou encore d’embrasser sur la joue ses collègues. Au moment où les députés sont autorisés à siéger sans cravate (et leurs consoeurs, sans soutien-gorge ?), la bise de fin de séance de nuit resterait le signal des privautés que la morale républicaine réprouve.  
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Des anecdotes qui ont fait réagir Thierry Mariani, l’ancien secrétaire d’Etat et Ministre des Transports. 
"Non ...pas de montage !! Simplement une députée #EnMarche @AudeCirco3, qui nous explique son quotidien. Dure la vie !!!", ironise l’homme politique sur Twitter. 

Mireille Robert veut de la blanquette aux cocktails gouvernementaux 
L’ancienne directrice d'école a également raconté sa participation à de nombreux cocktails dans des cabinets ministériels où les novices sont invités pour une formation politique éclair mais conviviale avec petits fours et boissons alcoolisées à volonté, au risque de prise de poids et de perte de contrôle des idées. "Ce que j’apprécie particulièrement, c’est qu’on nous sert essentiellement du vin et du champagne." Rappelée à l'ordre macronien, l'écervelée a rétropédalé depuis, assurant que les économies imposées aux collectivités locales ne sont pas indécentes pour autant.
Mais elle maintient qu’on n’y trouve "pas de la blanquette" de Limoux. "Je regrette bien évidemment qu’on nous serve pas de la blanquette, mais j’apprécie qu’ils servent des produits français et de bonne qualité", lâcha la rigolote. La comique n’a en tout cas pas manqué de faire le buzz sur les réseaux sociaux partagés entre moquerie et indignation.  


Cette video a été retirée de sa page Facebook... Auto-censure, évidemment !

La législatrice répond à sa manière
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La majorité caporalisée mais ravie (voyait-la battre des mains à tout propos dans l'hémicycle au signal du chauffeur de salle et sous le regard implacable de Richard Ferrand !)  étant ou muselée ou au diapason de l'exécutif -  plusieurs personnalités d'opposition ont critiqué la vidéo, comme le frontiste Florian Philippot. 
La députée délirante de l’Aude a répondu à ce "week-end de buzz" là où elle a été attaquée, sur Twitter, dénonçant un "ancien député [...] dépité et énervé par sa cuisante défaite contre candidate EM", qui "se venge". Des sites bien marqués à gauche volent à son secours...

Les videos de Mireille Robert sont à consommer avec modération, a  décidé le gamin. Il devient en tout état de cause difficile de se jeter une petite blanquette derrière la cravate...