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mardi 24 avril 2018

Jawad Bendaoud de nouveau en garde à vue

En France, les attentats islamistes passent plus facilement que le terrorisme domestique 

Relaxé en février dernier pour "recel de malfaiteurs terroristes", le "logeur de Daech" est soupçonné d'avoir proféré des menaces de mort contre son ex-conjointe. 

Le logeur de deux djihadistes des attentats du 13 Novembre en France est actuellement entendu par les policiers du commissariat de Saint-Denis. Ils l'ont placé en garde à vue pour menaces de mort sur son ex-compagne, des faits remontant à mars 2018.

Papa d'un petit garçon de 8 ans, Adam, le petit caïd surnommé '666', le nombre de la 'Bête de l'Apocalypse', avait pourtant précisé durant son procès être également très proche de la fille handicapée de sa compagne, Laura. 

"J'ai envie de faire plein de conneries, mais faut pas", confiait-il il y a deux semaines au quotidien Libération.   (Seine-Saint-Denis). Jawad Bendaoud a été arrêté lors de l'assaut du 18 novembre 2015, durant lequel le Raid et la BRI ont investi le 48, rue de la République à Saint-Denis. Dans cet immeuble s'étaient retranchés le cerveau présumé des attentats du 13 novembre, Abdelhamid Abaaoud, sa cousine Hasna Aït Boulahcen et Chakib Akrouh. Tous les trois ont été tués dans la nuit.

Epilogue inattendu au Palais de justice de Paris, hier soir

Jawad Bendaoud a été mis en examen pour "recel de malfaiteurs terroristes" et son procès s'est ouvert le 24 janvier 2018 devant la XVIe chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Au terme de 3 semaines de procès, à la surprise générale, le tribunal correctionnel  de Paris avait décidé de relaxer Jaouad Bendaoud, en février dernier, malgré ses déclarations décalées face à la gravité du sujet. Au lendemain du jugement, ses avocats Me Xavier Nogueras et Marie-Pompéi Cullin avaient déclaré au micro d'Europe 1 à propos du trentenaire: "On a beaucoup discuté avec sa famille, on est tous en attente de jours meilleurs le concernant. On espère qu'il va se prendre en main."

Le Parquet avait aussitôt fait appel du jugement.
Alors que son procès en appel doit se tenir le 21 novembre 2018, il vient d'être placé en garde à vue ce 24 avril 2018 et doit être jugé ce mercredi en comparution immédiate au tribunal de Bobigny.
Celui qui assurait ne plus supporter la médiatisation a par ailleurs annoncé à Libération être à la recherche d'un auteur pour écrire sa biographie... Un projet bien éloigné d'une diète médiatique.

Depuis sa remise en liberté,
il avait trouvé une oreille compatissante auprès de Libération auquel l'individu s'était plaint que sa vie était "foutue".

Griveaux tente de débaucher des cheminots

Le porte-parole du gouvernement a appelé l'intersyndicale SNCF à "regagner" mercredi la table des négociations

Fébrile, Griveaux les appelle à "utiliser toutes les heures disponibles" 

Négociation gouvernementale : "cause toujours !"
"Demain, c'est le dernier moment où vous allez pouvoir (vous) rencontrer pour fermer ce cycle de discussions", a lancé, mardi 24, le porte-parole sur CNews, à la veille  de la dernière réunion au ministère de la première phase des discussions sur la réforme .
"Je les invite à pouvoir regagner la table. Il reste deux jours, utilisons la totalité des heures disponibles", a-t-il lancé, estimant que les discussions avaient permis jusqu'ici des avancées "sur les modalités d'ouverture à la concurrence" et "sur les garanties sociales".

L'intersyndicale CGT-Unsa-SUD-CFDT a suspendu jeudi sa participation à la concertation avec la ministre des Transports Elisabeth Borne.
Elle avait demandé - sen vain - à être reçue par Edouard Philippe, "puisque, semble-t-il, c'est lui qui prend toutes les décisions", avait polémiqué Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots.
"Ils ne peuvent pas dire qu'elle [Elisabeth Borne] n'a pas de pouvoir d'un côté et contester le fait que nous avancions trop vite de l'autre", a répliqué B. Griveaux.

L'intersyndicale doit se réunir mardi pour étudier la suite du mouvement, dont une prolongation au-delà de juin a été évoquée.

Macron ne négocie pas : sa majorité impose

"La loi a été votée à l'Assemblée nationale (...) avec une majorité écrasante", a insisté le porte-parole. En première lecture, l'Assemblée nationale a adopté  le 17 avril le projet de loi par 454 voix contre 80. Celui-ci doit désormais être examiné par le Sénat.

"Regrettons qu'ils (les syndicats) n'y aillent pas (à la réunion de mercredi), mais il y a d'autres sujets qui seront demain à l'agenda, qui seront les questions par exemple de la dette, du projet de l'entreprise, (...) les conventions de branche", a-t-il également rappelé.

L'Etat s'est engagé à reprendre progressivement, à partir du 1er janvier 2020, une partie "substantielle" de la dette de SNCF Réseau, qui était de 46,6 milliards d'euros fin 2017 et continue de s'alourdir. Au nom de l'Etat, et non pas en celui des Français qui l'ont élue, la majorité présidentielle se prépare à imposer ce nouveau fardeau aux contribuables, soit seulement quelque 50% de Français.

Les dirigeants du groupe public doivent présenter d'ici l'été un "projet stratégique", et la convention collective fait l'objet de négociations entre l'Union des transports publics (UTP) - l'organisation professionnelle du secteur - et les syndicats.

Un collège en hommage à Arnaud Beltrame : des parents d'élèves préfèrent la polémique, dans les Alpes-Maritimes

Dans le même temps, un lycée de la région lyonnaise vient d'être baptisé Arnaud Beltrame.

Une belle âme

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Un collectif de parents d'élèves de Pégomas, près de Cannes, refuse que le futur collège de la commune porte le nom du gendarme assassiné, lors de l'attaque du supermarché de Trèbes, le 23 mars dernier dans l'Aude, pour des raisons de sécurité, selon Nice Matin.

Ce groupe de belles âmes des Alpes-Maritimes ne souhaite pas que leurs enfants aient l'exemple de ce héros
qui donna sa vie pour sauver une femme prise en otage par un terroriste. "Au-delà de l'émotion que l'acte de sacrifice de ce gendarme suscite, le collège de Pégomas, avec cette identité, devient potentiellement une cible à des attaques criminelles", expliquent cette minorité de parents d'élèves dans les colonnes de Nice Matin, mardi 24 avril. 

"Angoissant"

La Fédération d'appartenance de ces parents d'élèves n'est pas précisée.
"Ce choix est angoissant, symbolique de la mort d'un homme dans un contexte de menace terroriste. Les enfants de 10 à 14 ans ont le droit d'étudier et de grandir sans ce poids permanent sur les épaules", insistent-ils. "L'Histoire compte beaucoup d'autres héros reconnus comme des modèles possibles pour la jeunesse. Le nom d'un établissement scolaire ne doit pas être choisi dans l'immédiateté de l'émotion et de l'actualité, argumentent-ils. Nous souhaiterions que le nom de 'collège Rosa Centifolia' ou 'collège Rose de mai'  - des noms de roses (hybrides...) - puisse faire l'objet d'une étude." Le collectif des parents d'élèves a demandé à être reçu par le Conseil départemental de droite.

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Il semble, en vérité, que les contestataires ne souhaitent pas rappeler ce fait de barbarie à une certaine portion de la population scolaire, si française soit-elle, par ailleurs et en même temps.

Zinédine Zidane a résidé à Pégomas lorsqu'il était au centre de formation de l'A.S Cannes : il vivait dans une famille d'accueil de 13 à 15 ans, alors qu'il avait l'âge d'aller au collège. En 2007, un parking près du château porte en revanche son nom. L'image du coup de boule de Zidane sur Materazzi n'a pas ébranlé ces parents d'élèves-là.

Un lycée Arnaud Beltrame près de Lyon

Dans le même temps, Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a annoncé lundi la construction d'un nouveau lycée à Meyzieu, près de Lyon, qui portera lui aussi le nom d'Arnaud Beltrame. 

Le colonel Beltrame, 44 ans, avait été mortellement blessé au cou par Radouane Lakdim, dans le magasin Super U de Trèbes, après s'être substitué à une otage. Un hommage national lui avait été rendu aux Invalides. 

A Pau, le conseil municipal a voté en faveur d'une proposition du maire François Bayrou (MoDem) de baptiser une rue de la ville au nom d'Arnaud Beltrame. Cette rue devrait se situer dans un quartier neuf de la ville.

lundi 23 avril 2018

La CFDT Cheminots va assigner la SNCF en justice 

Litiges sur le décomptage des jours de grève

La CFDT Cheminots a l’intention d’assigner la SNCF en justice "cette semaine" sur la question du calcul du décompte des jours de grève

Les syndicats CFDT, Unsa et CGT avaient contesté le décomptage des jours de grève et mis en demeure la SNCFil y a quinze jours, a affirmé ce lundi Rémi Aufrère-Privel, son secrétaire général adjoint. Ils avaient écrit à la direction du groupe pour dénoncer sa décision de considérer leurs différents préavis d’arrêt de travail comme étant un seul et unique mouvement, ce qui lui permet de ne pas payer des jours de repos aux grévistes, dans le système d'une grève en pointillés sur un rythme de deux jours sur cinq depuis le début avril jusqu’à la fin juin.

Une procédure d’urgence -référé heure à heure- va être lancée par la CFDT Cheminots "mercredi" ou "jeudi" devant le tribunal de Grande instance de Bobigny, pour tenter de stopper les déductions de salaire pour le mois d’avril, explique-t-on au syndicat. Le dossier est "en voie de finalisation", a déclaré Rémi Aufrère-Privel. Si le référé est accepté, une décision pourrait être rendue autour de "la première semaine de mai", estime la CFDT-Cheminots.

En parallèle, une "assignation à jour fixe" va également être déposée, mais aucune date d’audience n’est encore fixée.

D’autres syndicats pourraient engager la même procédure

La CFDT Cheminots n’a pas souhaité communiquer dans l’immédiat le détail de ses réclamations. Il ne s’agit pas d’une assignation commune à plusieurs syndicats mais d’autres pourraient engager la même procédure, a-t-elle précisé.

"Les jours de repos à la SNCF sont payés lorsque les jours travaillés ont existé", avait rappelé dimanche le patron de la SNCF Guillaume Pepy. "Lorsqu’il n’y a pas de jours travaillés, les jours de repos n’ont pas à être payés; ce n’est que du bon sens", a-t-il fait valoir.

Les syndicats, eux, dénonçaient début avril la "volonté" de la direction "d’induire en erreur" les salariés du groupe pour les dissuader de faire grève et "de nuire aux droits des agents par la diffusion de fausses informations sur les modalités pratiques d’exercice de leur droit de grève".

Macron a répété sa détermination à réformer la SNCF et a promis d'aller "au bout".

Violences d'une 'milice' pro-migrants clandestins sur la frontière franco-italienne

Une milice armée d'extrême gauche va à l'affrontement avec les gendarmes

Une démonstration de forces a opposé activistes 'No border' et gendarmes français à la frontière au col de Montgenèvre



Des internationalistes en majorité italiens ont organisé une contre-manifestation en réaction au rassemblement d'une centaine de militants Identitaires qui avaient installé une frontière symbolique dans la montagne.

Ce dimanche 22 avril, plusieurs dizaines de militants italiens ont forcé un barrage policier français pour faire passer la frontière entre l'Italie et la France à des clandestins
Groupe de clandestins africains infiltrés par les passeurs No border
Au passage, un barrage de gendarmes français a été forcé par les extrémistes, révèlent des media italiens. Selon le Corriere della Sera, un quotidien transalpin, une centaine de Notav - des activistes d'extrême gauche hostiles au projet de ligne TGV Lyon-Turin -, accompagnés d'une cohorte de migrants, ont rompu les barrages de gendarmerie installés à la frontière franco-italienne, près de la commune de Clavière, avant de reprendre leur chemin via le col de Montgenèvre direction le centre pour migrants de Briançon (Hautes-Alpes). 

Des militants de Génération identitaire (GI) de plusieurs nationalités différentes avaient lancé une opération de sensibilisation, la veille, effectuant des contrôles  au col de l'Echelle, point de passage de migrants dans les Hautes-Alpes, pour "veiller à ce qu'aucun clandestin ne puisse entrer en France", et puis avaient quitté les lieux dimanche en début d'après-midi.

Quelques heures plus tard,
plus d'une centaine de personnes, dont une trentaine de migrants, ont donc rejoint Briançon, depuis la commune de Claviere, en Italieà une dizaine de kilomètres, en France.

"Nous allons libérer la frontière!", disaient les ultra-gauche, d'après le quotidien italien Corriere della sera. 
Les forces de l'ordre françaises avaient donc formé un barrage sur la route, à la frontière, à la manière des Zadistes près de Nantes. Mais la troupe para-militaire est parvenue à traverser le barrage de gendarmerie. "A partir du moment où vous n'êtes pas assez nombreux pour les contenir, vous laissez passer", a commenté un gendarme des Hautes-Alpes , précisant que la bousculade n'avait pas fait de blessé.
No Border, ou No Borders, désigne un réseau transnational de collectifs et d'individus internationalistes investis dans les luttes pour l'abolition des frontières et la liberté de circulation, contre les politiques de contrôle de l'immigration, dans et hors de l'Espace Schengen, ainsi que pour la régularisation des étrangers en situation irrégulière, la fermeture des centres de rétention administrative et l'arrêt des expulsions. Il est habituellement classé à l'extrême-gauche.
En France, depuis 2009, le réseau de collectifs anarcho-révolutionnaires apporte un soutien inconditionnel aux migrants de Calais qui veulent rejoindre la Grande-Bretagne. Il les aide à entreprendre des démarches administratives et ouvre parfois des squats pour les accueillir.
Calais Migrant Solidarity (CMS) assura la continuité du camp NoBorder organisé en juin 2009 par plusieurs centaines d'activistes venus de toute l’Europe dans le quartier du Beau-Marais. Sa présence permanente à Calais, où des militants se relayaient de mois en mois pour organiser une veille et lutter localement en faveur des illégaux qui tentent de passer clandestinement en Grande-Bretagne.
En octobre 2016, la préfecture du Pas-de-Calais estima leur nombre entre "150 et 200" autour du camp de 'La Lande'.

Le 16 décembre 2017 à Menton (Alpes-Maritimes), ville frontalière avec l'Italie, plus de 500 extrémistes de gauche, dont des 'No Border", s'étaient rassemblés pour exprimer leur solidarité avec les clandestins et réclamer l'ouverture des frontières aux flux d'Albanais et d'Africains.
Image associée"On a vu les migrants être informés et même formés par des No Border, à certaines techniques, indique le secrétaire régional Nord du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI). Désormais, ils n’hésitent pas à lancer des attaques massives contre les forces de l’ordre. On voit également se multiplier la dénonciation et les dépôts de plainte à l’encontre de certains fonctionnaires, via leur numéro de matricule. Certains de ces militants sont anarchistes, d’autres ont des prétentions humanistes."Pour la maire de Calais, Natacha Bouchart, "les manifestations organisées par des pseudo-défenseurs des migrants ont essentiellement pour vocation de perturber la vie économique". Ils sont décrits par le premier adjoint au maire de Calais, comme des "gens de bonne famille qui connaissent le droit sur le bout des ongles" et qui utilisent les migrants "pour servir leur cause". D'autres sources les décrivent comme "un mouvement hétéroclite. Certains évoquent des jeunes marginaux".
Gérard Collomb renvoie dos à dos GI et antifas 

Le ministre de l'Intérieur a condamné des "provocations, gesticulations et incidents".

"Un groupe de plus d'une centaine d'activistes pro-migrants français et italiens s'est présenté ce midi au Col du Montgenèvre, en provenance d'Italie, en vue de faire franchir la frontière illégalement et en force à une trentaine de migrants", écrit Gérard Collomb. 

"A cette occasion des violences ont été commises vis-à-vis des forces de l'ordre et un véhicule de la gendarmerie nationale a été dégradé. Ces individus ont ensuite poursuivi leur action en direction de Briançon où leur présence fait l'objet de la plus grande vigilance".

Le ministre de l'Intérieur annonce par ailleurs l'envoi de renforts de police et de gendarmerie "importants" pour "s'assurer du respect absolu du contrôle des frontières" dans les Hautes-Alpes.

Manifeste "contre le nouvel antisémitisme"

Quinze personnalités prennent la plume pour dénoncer la menace antisémitisme 

Libération condamne "un virulent manifeste"...

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Ce manifeste, à l'initiative de Philippe Val et que publie 'Le Parisien-Aujourd’hui en France Dimanche', réunit plus de 250 signataires. Parmi eux, trois anciens Premiers ministres, des élus, des intellectuels, des artistes, toutes et tous "virulents" ?…

Dans un livre à paraître mercredi chez Albin Michel*, quinze intellectuels prennent la plume pour dénoncer le poison de l’antisémitisme. L’ouvrage, préfacé par la philosophe Elisabeth de Fontenay, est écrit avec l’énergie de la colère. Une colère qui prend aujourd’hui la forme d’un manifeste qu’ Aujourd’hui en France Dimanche  a décidé de publier. 
Elle se développe depuis la mort de Sarah Halimi, Parisienne de 65 ans défenestrée après avoir été rouée de coups le 4 avril 2017. La justice a mis plus de dix mois à reconnaître la circonstance aggravante de l’antisémitisme. Le 23 mars, moins d’un an plus tard, dans le même arrondissement, au cœur de la capitale, l’assassinat de Mireille Knoll, 85 ans, ravivait l’émotion et l’indignation nées de l’affaire Halimi. L’enquête est en cours.

Plus de 250 signataires ont répondu à l’appel rédigé par un collectif, dont Philippe Val, l’ancien directeur de 'Charlie Hebdo'. Parmi eux, trois anciens Premiers ministres, des élus de tous bords, des représentants des différentes religions, des intellectuels, des artistes…

"Cette terreur se répand"

Résultat de recherche d'images pour "contre le nouvel antisémitisme""L’antisémitisme n’est pas l’affaire des Juifs, c’est l’affaire de tous. Les Français, dont on a mesuré la maturité démocratique après chaque attentat islamiste [surprenant amalgame], vivent un paradoxe tragique. Leur pays est devenu le théâtre d’un antisémitisme meurtrier. Cette terreur se répand, provoquant à la fois la condamnation populaire et un silence médiatique [déconnectée pour cause d'idéologie altermondialiste] que la récente marche blanche a contribué à rompre.

Lorsqu’un Premier ministre, à la tribune de l’Assemblée nationale, déclare, sous les applaudissements de tout le pays, que la France sans les Juifs, ce n’est plus la France, il ne s’agit pas d’une belle phrase consolatrice, mais d’un avertissement solennel : notre histoire européenne, et singulièrement française, pour des raisons géographiques, religieuses, philosophiques, juridiques, est profondément liée à des cultures diverses parmi lesquelles la pensée juive est déterminante. Dans notre histoire récente, onze Juifs viennent d’être assassinés - et certains torturés - parce que Juifs, par des islamistes radicaux.

"Une épuration ethnique à bas bruit"

Pourtant, la dénonciation de l’islamophobie - qui n’est pas le racisme anti-Arabe à combattre - dissimule les chiffres du ministère de l’Intérieur : les Français juifs ont 25 fois plus de risques d’être agressés que leurs concitoyens musulmans. 10 % des citoyens juifs d’Ile-de-France - c’est-à-dire environ 50.000 personnes - ont récemment été contraints de déménager parce qu’ils n’étaient plus en sécurité dans certaines cités et parce que leurs enfants ne pouvaient plus fréquenter l’école de la République. Il s’agit d’une épuration ethnique à bas bruit au pays d’Émile Zola et de Clemenceau.

Pourquoi ce silence ? Parce que la radicalisation islamiste - et l’antisémitisme qu’il véhicule - est considérée exclusivement par une partie des élites [intellectuelles] françaises comme l’expression d’une révolte sociale [vision marxiste prévalant dans les universités et l'école], alors que le même phénomène s’observe dans des sociétés aussi différentes que le Danemark, l’Afghanistan, le Mali ou l’Allemagne… Parce qu’au vieil antisémitisme de l’extrême droite, s’ajoute l’antisémitisme d’une partie de la gauche radicale qui a trouvé dans l’antisionisme l’alibi pour transformer les bourreaux des Juifs en victimes de la société. Parce que la bassesse électorale calcule que le vote musulman est dix fois supérieur au vote juif.

"Nous attendons de l’islam de France qu’il ouvre la voie"

Or, à la marche blanche pour Mireille Knoll, il y avait des imams conscients que l’antisémitisme musulman est la plus grande menace qui pèse sur l’islam du XXIème siècle et sur le monde de paix et de liberté dans lequel ils ont choisi de vivre. Ils sont, pour la plupart, sous protection policière, ce qui en dit long sur la terreur que font régner les islamistes sur les musulmans de France.

En conséquence, nous demandons que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l’antisémite catholique aboli par Vatican II, afin qu’aucun croyant ne puisse s’appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime.

Nous attendons de l’islam de France qu’il ouvre la voie. Nous demandons que la lutte contre cette faillite démocratique qu’est l’antisémitisme devienne cause nationale avant qu’il ne soit trop tard. Avant que la France ne soit plus la France."

La liste des signataires
Charles Aznavour ; Françoise Hardy ; Pierre Arditi ; Elisabeth Badinter ; Michel Drucker ; Sibyle Veil ; François Pinault ; Eric-Emmanuel Schmitt ; Marceline Loridan-Ivens ; Radu Mihaileanu ; Elisabeth de Fontenay ; Nicolas Sarkozy ; Pascal Bruckner ; Laure Adler ; Bertrand Delanoë ; Manuel Valls ; Michel Jonasz ; Xavier Niel ; Jean-Pierre Raffarin ; Gérard Depardieu ; Renaud ; Pierre Lescure ; Francis Esménard ; Mgr Joseph Doré ; Grand Rabbin Haïm Korsia ; Imam Hassen Chalghoumi ; Carla Bruni ; Boualem Sansal ; Imam Aliou Gassama ; Annette Wieviorka ; Gérard Darmon ; Antoine Compagnon ; Mofti Mohamed ali Kacim ; Bernard Cazeneuve ; Bernard-Henri Lévy ; Philippe Val ; Zabou Breitman ; Waleed al-Husseini ; Yann Moix ; Xavier De Gaulle ; Joann Sfar ; Julia Kristeva ; François Berléand ; Olivier Guez ; Jeannette Bougrab ; Marc-Olivier Fogiel ; Luc Ferry ; Laurent Wauquiez ; Dominique Schnapper ; Daniel Mesguich ; Laurent Bouvet ; Pierre-André Taguieff ; Jacques Vendroux ; Georges Bensoussan ; Christian Estrosi ; Brice Couturier ; Imam Bouna Diakhaby ; Eric Ciotti ; Jean Glavany ; Maurice Lévy ; Jean-Claude Casanova ; Jean-Robert Pitte ; Jean-Luc Hees ; Alain Finkielkraut ; Père Patrick Desbois ; Aurore Bergé ; François Heilbronn ; Eliette Abécassis ; Bernard de la Villardière ; Richard Ducousset ; Juliette Méadel ; Daniel Leconte ; Jean Birenbaum ; Richard Malka ; Aldo Naouri ; Guillaume Dervieux ; Maurice Bartelemy ; Ilana Cicurel ; Yoann Lemaire ; Michel Gad Wolkowicz ; Olivier Rolin ; Dominique Perben ; Christine Jordis ; David Khayat ; Alexandre Devecchio ; Gilles Clavreul ; Jean-Paul Scarpitta ; Monette Vacquin ; Christine Orban ; Habib Meyer ; Chantal Delsol ; Vadim Sher ; Françoise Bernard ; Frédéric Encel ; Christiane Rancé ; Noémie Halioua ; Jean-Pierre Winter ; Jean-Paul Brighelli ; Marc-Alain Ouaknin ; Stephane Barsacq ; Pascal Fioretto ; Olivier Orban ; Stéphane Simon ; Laurent Munnich ; Ivan Rioufol ; Fabrice d’Almeida ; Dany Jucaud ; Olivia Grégoire ; Elise Fagjeles ; Brigitte-Fanny Cohen ; Yaël Mellul ; Lise Bouvet ; Frédéric Dumoulin ; Muriel Beyer ; André Bercoff ; Aliza Jabes ; Jean-Claude Zylberstein ; Natacha Vitrat ; Paul Aidana ; Imam Karim ; Alexandra Laignel-Lavastine ; Lydia Guirous ; Rivon Krygier ; Muriel Attal ; Serge Hefez ; Céline Pina ; Alain Kleinmann ; Marie Ibn Arabi-Blondel ; Michael Prazan ; Jean-François Rabain ; Ruth Aboulkheir ; Daniel Brun ; Paul Aidane ; Marielle David ; Catherine Kintzler ; Michèle Anahory ; Lionel Naccache ; François Ardeven ; Thibault Moreau ; Marianne Rabain-Lebovici ; Nadège Puljak ; Régine Waintrater ; Michèle Anahory ; Aude Weill-Raynal ; André Aboulkheir ; Elsa Chaudun ; Patrick Bantman ; Ruben Rabinovicth ; Claire Brière-Blanchet ; Ghislaine Guerry ; Jean-Jacques Moscovitz ; André Zagury ; François Ardeven ; Estelle Kulich ; Annette Becker ; Lilianne Lamantowicz ; Ruth Aboulkheir ; Christine Loterman ; Adrien Barrot ; Talila Guteville ; Florence Ben Sadoun ; Michèle Anahory ; Paul Zawadzki ; Serge Perrot ; Patrick Guyomard ; Marc Nacht ; André Aboulkheir ; Laurence Bantman ; Josiane Sberro ; Anne-Sophie Nogaret ; Lucile Gellman ; Alain Bentolila ; Janine Atlounian ; Claude Birman ; Danielle Cohen-Levinas ; Laurence Picard ; Sabrina Volcot-Freeman ; Gérard Bensussan ; Françoise-Anne Menager ; Yann Padova ; Evelyne Chauvet ; Yves Mamou ; Naem Bestandji ; Marc Knobel ; Nidra Poller ; Brigitte-Fanny Cohen ; Joelle Blumberg ; Catherine Rozenberg ; André Aboulkheir ; Caroline Bray-Goyon ; Michel Tauber ; André Zagury ; Laura Bruhl ; Eliane Dagane ; Paul Zawadzki ; Michel Bouleau ; Marc Zerbib ; Catherine Chalier ; Jasmine Getz ; Marie-Laure Dimon ; Marion Blumen ; Simone Wiener ; François Cahen ; Richard Metz ; Daniel Draï ; Jacqueline Costa-Lascoux ; Stéphane Lévy ; Arthur Joffe ; Antoine Molleron ; Liliane Kandel ; Stéphane Dugowson ; David Duquesne ; Marc Cohen ; Michèle Lévy-Soussan ; Frédéric Haziza ; Martine Dugowson ; Jonathan Cohen ; Damien Le Guay ; Patrick Loterman ; Mohamed Guerroumi ; Wladi Mamane ; William de Carvalho ; Brigitte Paszt ; Séverine Camus ; Solange Repleski ; André Perrin ; Sylvie Mehaudel ; Jean-Pierre Obin ; Yael Mellul ; Sophie Nizard ; Richard Prasquier ; Patricia Sitruk ; Renée Fregosi ; Jean-Jacques Rassial ; Karina Obadia ; Jean-Louis Repelski ; Edith Ochs ; Jacob Rogozinski ; Roger Fajnzylberg ; Marie-Helène Routisseau ; Philippe Ruszniewski ; André Senik ; Jean-François Solal ; Paule Steiner ; Jean-Benjamin Stora ; Anne Szulmajster ; Maud Tabachnik ; Daniel Tchenio ; Julien Trokiner ; Fatiha Boyer ; Cosimo Trono ; Henri Vacquin ; Caroline Valentin ; Alain Zaksas ; Slim Moussa ; Jacques Wrobel ; Roland Gori ; Nader Alami ; Céline Zins ; Richard Dell’Agnola ; Patrick Beaudouin ; Barbara Lefebvre ; Jacques Tarnéro ; Georges-Elia Sarfat ; Lise Boëll ; Jacques Wrobel ; Bernard Golse ; Céline Boulay-Esperonnier ; Anne Brandy ; Imam Karim ; Sammy Ghozlan.
(liste ouverte)
On cherche en vain un certain nombre de signatures, dont celle de la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Après cette tribune, une certaine élite fielleuse persiste à amalgamer la lutte pour les juifs à une composante du combat identitaire français, avec la volonté inchangée de stigmatiser et d'exclure. 

C'est ainsi le cas du véhément Claude Askolovitch sur un texte " glaçant", "terrifiant" et "horrible" 
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"que tant de personnes signent, que pour beaucoup je ne peux qu’estimer," dénonçant une "idéologie française", des mensonges "induits"et " une mise en accusation des musulmans de ce pays." Craintif de l'expansion de l'islamisation, le pleutre s'indigne que soit "étalonnée la souffrance juive à l’aune d’une supposée quiétude musulmane"...

L'antisioniste concède que sa posture est plus qu'ambiguë :
"Comment ne pas rejoindre un texte contre l’antisémitisme, quand depuis les années 2000, des juifs [majuscule ?] ont subi la violence et l’opprobre? Comment ne pas saluer un texte qui se scandalise du départ de juifs [toujours pas de respect] de quartiers populaires vers des havres plus apaisés, de Garges vers Sarcelles, de la France vers Israël?" Un nouvel exode qui renforcerait Israël embarrasse l'individu. 

Askolovitch s'offusque de la publication de chiffres 
cruels : "Les Français juifs ont 25 fois plus de risques d’être agressés que leurs concitoyens musulmans". Cette phrase est, selon lui, "attirante et dévastatrice. Elle fait de la lutte pour les juifs [idem] une composante du combat identitaire français, et cette identité exclut," conclut-il, sombrant volontiers dans un amalgame mêlant "de grands bourgeois humanistes, des politiques de gauche ou qui croient l’être encore, un ancien président qui troqua le libéralisme pour l’identitarisme, un chef de parti en glissade vers l’extrême droite, des journalistes de la même eau. " Que de mépris !

Les voix comme celle d'Askolovitch rejettent d'ailleurs ce syllogisme : 
la France, sans les juifs, n'est pas elle-même. Les juifs sont les victimes de musulmans [ou sectaires pro-musulmans]. La France, par ces musulmans radicalisés, est menacée dans son identité.

Le journaliste reste figé dans sa posture et lance ce terrible défi cynique :
"Pense-t-on que ces bêtises vont dissuader un seul antisémite, un seul bourreau ?"

dimanche 22 avril 2018

Blocages du gouvernement chez Air France et à la SNCF

Air France et la SNCF dans l'impasse

Macron conduit ces deux conflits sur des voies de garage 
et les voyageurs vers une nouvelle galère
Cul-de-sac de Roissy-SNCF :
la ligne directe est-elle devenue inutile ?
Les cheminots de la SNCF et les personnels d'Air France sont appelés à cesser le travail lundi et mardi et les perturbations prévues s'annoncent équivalentes à celles des épisodes précédents.
Pas de convergence, mais une coïncidence inédite des luttes. Pour la première fois depuis le début des deux conflits, les grèves à Air France et à la SNCF tombent aux mêmes dates, deux jours de suite.

Sur le rail, le cinquième épisode de la grève en pointillés a commencé dimanche à 20h00.

Il impacterait un peu moins que le quatrième, avec en moyenne 2 TGV sur 5 en circulation lundi, 3 RER et Transilien sur 7, ainsi que 3 Intercités sur 10, selon les prévisions communiquées par la compagnie ferroviaire. "Le trafic sera en amélioration", a déclaré le président de la SNCF Guillaume Pepy à la mi-journée, les chiffres annoncés étant en légère hausse par rapport aux précédentes journées de mobilisation.
Mais la situation restera très contrastée d'une ligne à l'autre. Mardi et mercredi derniers, seul un TGV sur trois, un Intercités sur quatre, deux TER et Transilien sur cinq avaient été maintenus.

Le nombre de grévistes n'a cependant pas varié: "Il y a quatre cheminots sur cinq au travail" mais "ceux qui conduisent les trains sont en grève à 60%", a indiqué G. Pepy. "C'est beaucoup moins qu'au début de la grève, où on était à 77%", a-t-il ajouté, affirmant que "la grève s'érode lentement".

Le vote de la réforme ferroviaire mardi à l'Assemblée nationale n'a toutefois pas découragé les syndicats, qui ont suspendu jeudi leurs discussions avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne, et demandé à négocier directement avec le Premier ministre, Edouard Philippe, lequel a refusé de s'exposer.

Pour faire pression sur l'exécutif, les autres épisodes de grève programmés sont maintenus jusqu'à fin juin et le mouvement pourrait même être prolongé en juillet et août, selon Le Parisien, qui mise sur l'exaspération des usagers, y contribuant même, car seul un dépassement sur juillet est évoqué.
Le patron de la SNCF ne se déclare-t-il d'ailleurs pas convaincu qu'"il n'y aura pas de grève cet été parce que les cheminots sont des gens responsables" ?

Air France peine à redécoller

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Avril 2018
La grève reste suivie dans les airs aussi, même si les prévisions officielles de trafic pour la dixième journée de grève en deux mois sont un peu meilleures que pour la précédente.
Air France prévoit en effet d'assurer 75% de ses vols lundi, contre 70% mercredi dernier.
Dans le détail, la compagnie table sur 65% de vols long-courriers maintenus, un taux identique pour les moyen-courriers au départ et vers l'aéroport Paris-Charles de Gaulle et 85% pour les court-courriers à Paris-Orly et en province

Le nombre de grévistes tenus de se déclarer avant le mouvement est en baisse d'environ trois points chez les pilotes (28,1%), ainsi que chez les hôtesses et stewards (19,6%), mais de moins d'un point parmi les personnels au sol (13%) qui ont visiblement davantage besoin d'une hausse des salaires.

La direction a annoncé vendredi "le lancement d'une consultation auprès de l'ensemble des salariés" L'entreprise "regrette la poursuite de ces grèves" et rappelle avoir "fait plusieurs propositions pour sortir du conflit" : 2% d'augmentation immédiate des salaires et 5% supplémentaires étalés sur trois ans. Les syndicats réclament, eux, 5,1% dès cette année.

Le PDG Jean-Marc Janaillac a clairement mis sa démission dans la balance: si le résultat "est négatif, je ne vois pas comment je pourrais rester", a-t-il prévenu vendredi.
Une "tentative de passage en force (...) rappelant les pires époques du dialogue social", a réagi Grégoire Aplincourt, président du Spaf, deuxième syndicat de pilotes.
Le patron d'Air France "essaie de dramatiser la situation (...) en se mettant en avant et en promettant le chaos", a estimé Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, sur BFM TV. Pour lui, "ce n'est pas la bonne solution".

Rappelons que le gouvernement a un ministre des Transports: pas de chance, c'est Hulot !

Impasse chez Air France et à la SNCF

Air France et la SNCF dans l'impAir France et à la SNCF