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mardi 19 septembre 2017

LREM adopte le style arrogant des cadres supérieurs d'entreprise au CAC 40

Macron impose des séances de 'team-building' à ses député(e)s

Pédant et arrogant,
le chef de l'Etat se prend pour un grand patron de multinationale et veut transformer la France en entreprise à l' américaine


Les députés LREM se retrouvent en séminaire lundi et mardi
Le nombre n'est pas une garantie de qualité
Humilié par les couacs et bourdes en rafales de ses bleus à l'Assemblée nationale, Macron veut prévenir les nouveaux errements de ses recrues, prétentieuses  mais incompétentes. Toujours pas jugés aptes, quatre mois plus tard, à suivre un 'colloque', les 314 députés LREM ont été convoqués en stage de formation initiale, pompeusement qualifié de 'séminaire'. Pendant deux jours, lundi et mardi, les élus de la majorité présidentielle, avec 75% de néophytes, ont été parqués aux Docks d'Aubervilliers en ...Seine-Saint-Denis.

Le parti du président a fait appel à un directeur de communication et à plusieurs spécialistes du management collectif pour renforcer la cohésion du groupe. A ce titre, ce "séminaire de cohésion" s’inspira directement des techniques de management entrepreneurial.



S'ils reconnaissent qu'ils ont besoin d'apprendre, leur patron Richard Ferrand, nie en revanche, non seulement ses mauvaises pratiques éthiques personnelles, mais aussi s'être laissé tromper par les grands airs de ses cadets. Critiqué pour son absence dans le débat politique et à l'Assemblée pour guider ces ignorants aux dents longues, il est également dans le déni des débuts catastrophiques des petits nouveaux qui n'ont pas craint un seul instant de s'improviser  président(e)s de séance, livré(e)s à eux-mêmes et ridicules au perchoir. "Nous estimons que le travail accompli pendant la session extraordinaire démontre que nous sommes en capacité d'agir. Le but, c'est que nous nous connaissions mieux", a commenté le chef du groupe de la majorité présidentielle... désigné par l'Elysée.

Ce tweet du président de l'Assemblée en dit déjà long sur le déphasage du souverain républicain :
Autre mauvais signal envoyé au peuple, dès la rentrée, c'est le jargon employé n'a pas manqué de choquer les 'vrais gens' que les américanismes rebutent et humilient, tant il est vrai que le 'team-building' (le 'développement de l'esprit d'équipe' n'est pas une terminologie assez 'glamour' pour un fan de Californie, en semaine, et de Las Vegas, en fin de semaine) ou le 'co-working' fait d'eux des étrangers dans leur propre pays.

Et puis,
autre erreur psychologique des parvenus au pouvoir, l'imitation des méthodes apparues Outre-Atlantique il y a maintes et maintes années, leur apparaît pour ce qu'elle est, une incohérence d'en haut où on prétend ringardiser l'"ancien monde" en bâtissant celui "de demain", avec de vieilles recettes.

Les députés LREM doivent revoir leur comportements et leur discours.
 

Après les cafouillages à répétition lors de leurs premières séances à l'Assemblée nationale, des "anciens" de la politique, tel le grâcieux Olivier Dussopt, lui-même ex-jeune du Palais Bourbon, étaient justifiés à  dénoncer le manque d'expérience de la nouvelle majorité et des ...flottements. Les impatiences d'un Dussopt ne s'expliquèrent pourtant pas temps par son expérience d'apparatchik et de professionnel de la politique que par son opposition de socialiste (Nouvelle Gauche) à la majorité...

VOIR et ENTENDRE l'étendue de l'inconscience des nouveaux venus sur leur niveau réel d'incompétence : 
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Félicitations aux électeurs de la Vienne et aux "Jeunes avec Macron" : le député Sacha Houlié (LREM) décrochera le pompon en n'hésitant pas à trouver à sa convenance la manière dont sont menés les débats : si le qualificatif de "crevure" est peut-être excessif, celui de "godillot" n'est pas inapproprié.

Or, le jeune banquier a fait campagne sur sa volonté de renouveler la classe politique du pays notamment en ouvrant davantage d'espace aux acteurs de la société civile. Un rêve de débutant qui a gravement sous-estimé les dommages prévisibles sur l'image et la qualité du travail de l'institution causés par leur impréparation à des tâches spécifiques requérant des connaissances et des aptitudes particulières: certes, la faillite de l'Etat est inconcevable, mais la France n'est pas une start-up qu'on peut lancer avec des aides et qu'on puisse fermer avec des pertes. 

L'aveu d'un assemblage hétéroclite

Aussi, pour adapter au mieux les députés de sa majorité au milieu et à leur mission, Emmanuel Macron a pris les grands moyens,  leur imposant à tous des séances de 'team-building', une mise sous perfusion autoritaire des élus aux codes de l'entreprise. Au programme, une première journée presque entièrement dévolue au 'co-working", soit, en français prosaïque et ringard, du "travail en équipe", clame les snobs du groupe parlementaire.

"Se rencontrer et commencer à construire une aspiration de groupe", se gargarisent-ils, clairement déficients dans ces domaines. Leurs électeurs savent-ils en outre qu'ils en sont encore à s'interroger sur "mon rôle et mon ambition de député LREM" ?…

Les intitulés des débats sont des copiés-collés de séances de team building en entreprise, et LREM assume, non sans vanité, comme il assume ses plagiats du logo de JO-Paris 2024 ou l'imitation servile d'un artiste italien à l'occasion des Journées du patrimoine à l'Elysée. 
"Il faut des moments de cohésion", explique Hervé Berville, d'origine rwandaise, député  des Côtes-d'Armor et porte-parole du groupe parlementaire, avouant, en creux, un déficit paralysant l'activité parlementaire. 
Et comme dans les séminaires d'entreprise, les députés seront conviés en fin de journée à un apéritif, puis un dîner, avec la présence physique d'Édouard Philippe et de l'ensemble du gouvernement, et une soirée festive.
 
Des ateliers de ré-éducation et de formatage de godillots

La reconversion des entrepreneurs en députés a fait apparaître en effet un fort besoin de préparation des plus éloignés de la chose publique  aux us et coutumes du Palais-Bourbon, en sorte de ne pas renouveler les dérapages en séance.  

La seconde journée sera réservée à l'initiation au travail parlementaire, notamment sur les textes de loi que l'Assemblée nationale examinera prochainement et dont ils devront à leur tour faire la pédagogie et la promotion. Emmanuel Macron a promis aux Français de réformer la France et de la réformer vite. Or, les sujets sont lourds : projet de loi antiterroriste, projet de loi de finances 2018, financement de la Sécurité sociale…

Vademecum et prémâchage
Il est urgent de rendre puceaux et pucelles opérationnels. 
Macron redoute que ses députés ne maîtrisent pas les règles parlementaires incontournables  (dont ils s'étaient affranchis par ignorance, autant que par arrogance juvénile entretenue par les nouveaux-venus aux manettes), pour faire adopter les textes de la majorité sans douleur, ni accrocs. 
Finis les balbutiements et les plantages ? 
Des ateliers par groupe visent à la parade, "Comment être meilleur sur un dépôt d'amendement", par exemple, et à permettront donc de travailler à l'amélioration des techniques parlementaires. Leur arrogance initiale ne les a donc pas quittés, puisque les apprentis prétendent toujours changer le monde, avant même d'en connaître les arcanes.

Ces "green horns" 😉 ne se sont pas montrés à la hauteur de leurs prétentions.
Richard Ferrand avait brûlé les étapes en les jugeant sur leur bonne mine et leur faconde.  Or, ils ont besoin d'une formation intensive d'urgence. "Ces deux jours ensemble vont contribuer à construire une culture commune et à nous saisir en profondeur des grands textes au programme", affirme-t-il à l'hebdomadaire. Tout était ainsi à faire...

Les difficultés de macroniens au "vivre ensemble" à l'Assemblée.

En permanence sous pression, François Ruffin (LFI) implose : "On est dans Le Parrain ou on est dans une commission d'audition à l'Assemblée nationale ?" L'élu se scandalise de la désinvolture et surtout du refus de répondre de Maxence Bigard... qui ne digne pas répondre quand on l'interroge. Le député PS Dominique Potier appuie son collègue - "La civilité des réponses, dans une commission des Affaires économiques, j'ai cinq ans de retour, c'est la première fois que je vois cette attitude !". Las, le cadre du géant de la viande demeure insolemment muet.

VOIR et ENTENDRE l'exaspération des représentants de la nation en commission parlementaire où les élus du parti du président ne parviennent pas à se faire respecter, comme ce fut le cas par Maxence Bigard :

Les oppositions de droite comme de gauche soupçonnent Emmanuel Macron de vouloir recadrer sa majorité 


Du côté du groupe LREM, on se veut confiant, le maître-mot actuel, alors que les sondés successifs lui retirent leur confiance
à l'approche d'une fin d'année parlementaire qui promet d'être mouvementée. "On est perfectible (…), mais ce séminaire n'est en aucun cas un recadrage. Plutôt une montée en puissance", se défend Hervé Berville.

A l'issue du séminaire gouvernemental lundi à l'Élysée, Emmanuel Macron a adressé à ses jeunes recrues un message d'encouragement à se mettre en ordre de bataille pour mieux défendre la "cohérence" des réformes. "Le président nous a encouragés à être pédagogues, à être clairs, à donner du sens à ce que nous faisons", a résumé le premier ministre Édouard Philippe. A preuve qu'étaient donc très justifiées les critiques de l'opposition qui a jusqu'ici recherché cette cohérence et ce sens dans l'action gouvernementale.

"Il est évident qu'en matière d'explications, de pédagogie, de débats, on n'en fait jamais assez", a-t-il insisté, alors qu'ont émergé de leur flou les cinq ordonnances sur la réforme du droit du travail, premier grand chantier social du quinquennat Macron. Les grands et petits entrepreneurs de la Macronie sont donc mobilisés, piétaille y compris, après un été marqué par une communication déficiente qui a tendu à l'opposition les bâtons pour se faire battre, par exemple quand il s'est agi de riposter à la baisse des APL, et bientôt aux sénatoriales.
Pas plus que le trouble Richard Ferrand, l'incertain Edouard Philippe n'est lui-même exempt de tout reproche, après une rentrée médiatique jugée décevante par plusieurs députés de La République en marche, car brouillonne. 

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Vers un prochain "séminaire" à l'attention des membres du gouvernement ? 

Souffrant également d'inexpérience politique, certains ministres sont dans le collimateur de la paire exécutive, lui-même peu aguerri : Philippe n'a jamais été ministre et le banquier Macron n'a que deux ans de pratique.  
Il n'empêche que le président, contesté dans les sondages de confiance et dans les manifestations syndicales de rue il y a d'abord l'incapacité de  et parlementaires à inscrire des réformes prises isolément dans "le dispositif global" du programme présidentiel, dixit un député de la majorité. "Ce que nous voulons, c'est que les Français comprennent pleinement, pour ensuite juger, la totalité de ce que nous voulons faire, la cohérence, le sens", a abondé le Premier ministre lundi. 
Non seulement les Français sont des "fainéants", mais ils sont lents à comprendre...

lundi 18 septembre 2017

Un clip de l'Elysée copié sur un court-métrage italien ?

Les jeunes et brillants startupers de la "société civile" macronienne seraient des plagiaires

Après le logo des JO-Paris 2024, les Journées du patrimoine...

Le clip de l'Elysée s'inspire d'un court-métrage italien.


A l'occasion des Journées du patrimoine, la présidence de la République a publié vendredi un clip pour célébrer le Palais de l'Elysée, mais les créatifs de l'entourage de Jupiter seraient-ils des "fainéants" et des escrocs ? Un réalisateur italien dénonce en effet leur vidéo qui s'inspire, selon ce professionnel, d'un court-métrage de 2014. Un peu archaïques de l' "ancien monde", les novateurs ?  

Pour faire la promotion de l'événement et vanter les ors du célèbre hôtel particulier situé au 55, rue du Faubourg Saint-Honoré, au coeur de la capitale, les communicants de la Présidence ont choisi la facilité en diffusant vendredi soir un clip de 26 secondes sur les réseaux sociaux (Twitter et Facebook). Sur une musique de rêve, les plafonds peints et le mobilier national s'animent comme par magie :
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Les diffuseurs de ce clip élyséen se seraient toutefois contentés de plagier le travail d'un réalisateur italien Rino Stefano Tagliafierro et  les usurpateurs n'ont donc pas choisi n'importe quelle source d'inspiration. Leur soif de reconnaissance facile les a égarés. Ni bien férus dans leur propre domaine, ni très malins, mais adeptes du ni vu-ni connu, c'est une valeur sûre qu'ils ont pillée, un metteur en scène de plusieurs publicités célèbres qui est également un spécialiste de l'animation, célébré par Le Monde, Le Parisien, Le Figaro, Wall Street International, Bild, The Guardian, France2, Wired, The Telegraph, Artribune, Daily Mail, Sky, La Stampa and La Repubblica. 

La victime des béotiens prétentieux du Château est en effet l'auteur de plusieurs court-métrages sélectionnés et primés dans les festivals du monde entier. Les ors de la République et la lecture de Télérama ne rendent pas nécessairement intelligent, ni compétent... Et surtout pas respectable et moral !
Diffusé en 2014, l'un des fameux courts-métrages, Beauty, montre des oeuvres d'art muséal s'animer aux harmonies d'une musique céleste :



Les badauds admiratifs de la culture macronienne ont ainsi été bernés. 
Comme chaque année, la foule s'est massée samedi aux abords du Palais de l'Elysée, exceptionnellement ouvert au public à l'occasion des journées du patrimoine. BFMTV n'avait pas hésité à prétendre que les "vrais gens" se pressaient avec l'espoir d'une apparition - non moins céleste - de Brigitte et Emmanuel... Les yeux fermés, car la scène d'égorgement n'est pas de bon augure, ni vraiment bienvenue en ces temps d'agressions au couteau.

Bref, il n'est besoin d'être un artiste pour noter que les deux vidéos, le clip de l'Elysée et le film de Rino Stefano Tagliafierro, sont étrangement ressemblants. Le concept est le même et, surtout, la musique du premier est extraite du second... 

Le réalisateur italien a interpellé Emmanuel Macron dans un billet publié samedi sur Facebook et, bien évidemment, passé inaperçu dans la presse hexagonale. 
Sans l'accuser directement de plagiat, l'auteur s'est étonné de ne pas avoir été contacté : "Cher Macron, je crois que personne ne vous a donné la permission d'utiliser la musique de ma vidéo Beauty pour vos communications officielles!!!" 

"Les réalisateurs du clip pensaient que la musique était libre de droit," raconte le porte-parole de l'Elysée, Bruno Roger-Petit, contacté samedi soir par le Journal du Dimanche (JDD)
Et le pleutre de préciser que l'auteur italien a été contacté - après coup ! - "pour lui proposer de régulariser l'utilisation de sa musique". Comprenne qui pourra, mais, c'est constitutif, Pruneau Roger-Petit est un abscons...

Alors, triche ou non ? 
"Rien n'est confirmé," selon le service public de France Info... La radio du sémillant Matthieu Gallet conclut : "En tout cas, cet incident n'a pas refroidi les visiteurs qui se sont rués en nombre samedi pour visiter le Palais de l'Élysée."

Une récidive de l'Elysée

CFDT, réformiste, mais des barrages filtrants de ses transporteurs contre la réforme du droit du Travail...

Rassemblements et barrages filtrants de routiers CFDT :  "coup de semonce" de défense des acquis, avant réforme !

Les syndicats routiers CFDT et CFTC, opposés à la réforme du Code du travail, ont voulu intimider le gouvernement

Rassemblements ou barrages filtrants à Paris et en régions: les syndicats routiers CFDT et CFTC, opposés à la réforme du Code du travail, ont voulu donner ce lundi un coup de semonce au gouvernement.Si les rassemblements et barrages filtrants, à Paris et en régions lundi, ne suffisaient pas, ils menacent de hausser le ton s’ils ne sont pas entendus.
 
A Paris, plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées calmement en début de matinée près du ministère du Travail, vêtus de gilets CFDT et CFTC, pour dénoncer les ordonnances réformant le Code du travail, qui selon leurs représentants affectent particulièrement le secteur routier. 

La profession est constituée "à 80% de TPE-PME et il y a 30.000 emplois à pourvoir", a objecté Patrick Blaise, secrétaire général de l’Union fédérale route FGTE-CFDT qui se dit "réformiste". "On est en négociations avec les organisations patronales pour essayer de moderniser la profession et combler ces emplois. Les ordonnances mettent à mal ces négociations". 
Soit le gouvernement "sort le transport routier des ordonnances", qui sont en l’état "une catastrophe sociale pour la branche", soit il crée " une commission de suivi dans les TPE et PME" au niveau national, a expliqué Denis Schirm, de la CFDT-Route.
Cette instance aurait le pouvoir de "valider ou refuser" les accords conclus dans les petites entreprises, un "droit de veto" qui empêcherait toute "concurrence déloyale" dans le secteur, a ajouté Thierry Douine, président de la CFTC-Transport. Selon eux, l’exécutif a promis "une réponse avant la fin de la semaine".
Pour les "20% de grands groupes, le périmètre économique n’est plus la réalité de l’entreprise, qu’elle soit Europe ou Monde, c’est la France. 
 © Baziz Chipane/Sipa
Demain, il sera tellement facile pour un groupe de dire qu’une entreprise française a des difficultés, pour délocaliser et faire un montage financier", a-t-il également dénoncé. 
Pour Thierry Douine, président de la CFTC-Transport, autre syndicat "modéré", les entreprises de moins de 50 salariés "pourront déroger à toutes les applications de la convention collective qui est négociée par les organisations syndicales au niveau national".  
CFDT et CFTC dénoncent la "précarisation du contrat de travail", la "concurrence déloyale" qui naîtra dans une profession composée à "75 % de TPE-PME", les "licenciements économiques facilités" dans les grands groupes, la fusion des instances représentatives du personnel ou encore le plafonnement des indemnités prud’homales. La réforme est "un loupé de la part du gouvernement"; il devra impérativement "bouger certains curseurs", faute de quoi "des suites seront données", a mis en garde Blaise, CFDT.
Une délégation espérait être reçue en fin de matinée au cabinet de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. 

"il y a d’autres réformes qui se profilent, la réforme des retraites risque aussi de nous impacter de plein fouet"

"C’est un coup de semonce pour dire au gouvernement de bien faire attention," a menacé Th. Douine, citant le congé de fin d’activité qui permet aux conducteurs routiers de cesser le travail cinq ans avant l’âge légal, du fait de la "pénibilité" du métier.  

Après la journée d' "action et information" de lundi, "ça pourra se durcir en fonction des nouvelles réformes", a-t-il prévenu. 

En Moselle, la préfecture a signalé une manifestation de chauffeurs routiers sur l’autoroute A4, au niveau du péage de Saint-Avold. Des barrages filtrants étaient mis en place dans le sens Paris-Strasbourg et Strasbourg-Paris, générant, vers 08h30, environ 1 kilomètre de bouchon. 
Des camions entre Dax et Mont-de-Marsan, le 15 septembre.
Entre Dax et Mont-de-Marsan, ce jour
Une cinquantaine de routiers, à l’appel de la CFDT, a manifesté à partir de 07h20 au péage de Vienne-Reventin sur l’autoroute A7 au sud de Lyon, où ils ont distribué des tracts aux automobilistes pendant deux heures environ, selon la police. 

Dans le Nord, une opération escargot a été menée sur l’A1, générant "de fortes répercussions" sur le trafic routier, d’après la préfecture.

Les fédérations CGT et FO ont de leur côté appelé à une grève reconductible à partir du lundi 25 septembre.
Même si les modalités de mobilisation diffèrent, "le constat est pour toutes les fédérations le même": les ordonnances vont "beaucoup plus percuter" le secteur des transports que les autres professions, avait déclaré Douine en conférence de presse.
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PMA : Schiappa, secrétaire d'Etat, recadrée par Collomb, son ministre d'Etat

L'élargissement de la PMA n'est pas une priorité, selon Collomb

Il est plus urgent de s‘attaquer au chômage en France que d‘ouvrir à toutes les femmes l‘aide médicale à la procréation,
a affirmé dimanche le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.

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Le ministre d'Etat a insisté sur les "problèmes" qu‘induirait une telle mesure, mais ne s‘est toutefois pas directement opposé à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes célibataires et les couples de femmes.

"Ça pose sans doute un certain nombre de problèmes mais il faudra mettre des garde-fous", a estimé l'ancien maire de Lyon, qui s'est invité au Grand jury RTL-Le Figaro-LCI.

Les hommes bientôt réduits à des banques de sperme où s'opéreraient à volonté des retraits à vue

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Président biface
Ce n'est pas de la marchandisation, mais ce serait de la traite. La secrétaire d‘Etat à l'Egalité hommes-femmes, Marlène Schiappa, est pressée, déclarant au même moment, sur France 3, que le débat sur l’élargissement de la PMA devra s‘ouvrir en 2018 dans le cadre d' "états généraux de la bioéthique" avant le début du travail législatif.

Invité à dire s‘il soutiendra  ce projet, le ministre de l‘Intérieur a répondu : "Je proposerai que l‘on puisse résoudre le problème du chômage avant de s‘attaquer aux problèmes civilisationnels."Pour moi, la priorité est toujours économique et sociale", a-t-il insisté.
Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a ouvert la voie à une modification de la législation sur le sujet en se prononçant, au mois de juin, pour un élargissement aux couples de femmes et aux femmes seules. 
Résultat de recherche d'images pour "Jean-François Delfraissy"Depuis le 15 juin 2017, ce comité est présidé par le Pr. Delfraissy,  69 ans, immunologue comme Agnès Buzyn, ministre de la Santé, bien qu'il ne soit pas éthicien. Comme celle-ci, il a exercé la fonction de directeur de l'institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM).
Dès le 27 juin 2017, il a aussitôt annoncé son intention de porter le débat sur l'aide médicale à la procréation (AMP) pour des couples de femmes.
Cette décision d'élargissement de la PMA, attendue depuis sa saisine en février 2013 au coeur du débat sur le mariage homosexuel et l‘adoption pour les personnes de même sexe, a constitué un tournant dans un débat essentiel.

Lgouvernement a fait savoir qu'il suivra l‘avis de la CCNE

Résultat de recherche d'images pour "PMA sans pere"Il cherchera "le plus large consensus" et en évitant toute "crispation," assure son porte-paroleChristophe Castaner
En France, l‘aide médicale à la procréation est aujourd‘hui réservée aux couples hétérosexuels infertiles. La PMA pour les couples de lesbiennes ou les femmes célibataires est autorisée dans certains autres pays d‘Europe, comme le Royaume-Uni, l‘Espagne ou la Belgique.

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Mouvement à la pointe de la contestation contre la loi Taubira de mai 2013 et qui lutte avec détermination contre "la PMA sans père", La Manif pour tous a pour sa part dénoncé un avis "en décalage complet avec les aspirations des Français" et demandé à Emmanuel Macron de s’épargner un débat "inutile".

dimanche 17 septembre 2017

Le gouvernement appelle les transporteurs à contribuer à l'entretien des routes

Borne veut faire participer les camions à l'entretien du réseau routier

Les poids lourds sont sollicités pour l'entretien du réseau routier
 
Résultat de recherche d'images pour "Borne Elisabeth"Ministre des Transports auprès du ministre d'État, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne veut leur appliquer des modalités appelées à figurer dans la loi mobilités actuellement en préparation.
L'amélioration des transports du quotidien est la priorité de la ministre, qui lance mardi les assises nationales de la mobilité, qui dureront jusqu'en décembre.
En France, le réseau routier représente environ 10.000 kilomètres de routes non concédées, dont les deux-tiers nécessitent d’être rénovés.

La ministre met la charrue avant les boeufs
Elle chiffre d'abord les besoins. 
"Le budget 2018 prévoit une augmentation de 200  millions de l'enveloppe destinée aux investissements et va passer de 2,2  milliards à 2,4 au bénéfice des transports du quotidien", annonce Elisabeth Borne dans le Journal du dimanche.
Ce weekend, le JDD qui a aussi annoncé la nouvelle base de calcul des APL présentée par Julien Denormandie et devient le diffuseur privilégié de la politique macronienne...
Et elle cherche ensuite comment sortir de "l'impasse budgétaire" actuelle.
Résultat de recherche d'images pour "ecotaxe""Il faut donc réfléchir à des ressources nouvelles", comme par exemple trouver une façon de faire payer les poids lourds qui transitent par notre réseau sans participer à son financement, insiste cette diplômée de l'Ecole polytechnique et de l'École Nationale des Ponts et Chaussées. Une vieille obsession qui habitait déjà Ségolène Royal. 

Le président Emmanuel Macron a envisagé la possibilité pour l'Etat de se décharger  sur les collectivités territoriales

Résultat de recherche d'images pour "ecotaxe"Macron a révélé ce moyen pour l'Etat de faire des économies, lors de la conférence nationale des territoires qui s‘est tenue en juillet au Sénat. Ainsi souhaite-t-il transférer certaines de ses compétences en la matière aux collectivités locales.
Résultat de recherche d'images pour "ecotaxe"Certaines régions sont clairement volontaires pour avancer sur ce problème, d'autres le sont moins", admet sa ministre, présidente de la RATP entre 2015 et 2017. "La loi mobilités pourra comporter des propositions sur le sujet."
Cette question pendante repose la délicate question de l’écotaxe, projet bâti sur le principe du "pollueur-payeur" finalement abandonné par le précédent gouvernement.

Entourloupe : Macron fait modifier la base de calcul des APL

Les aides personnelles au logement seront calculées sur le revenu actuel et non celui de 2015

Les APL seront désormais calculées sur la base du revenu en cours des bénéficiaires

Il n'est plus calculé en fonction du revenu d’il y a deux ans, 
Denormandie, sous tutelle
de J. Pisani-Ferry (66 ans)
a annoncé au Journal du dimanche Julien Denormandie, le secrétaire d’Etat chargé auprès de Jacques Mézard (70 ans) de la cohésion des territoires.

La mesure "permettra d’économiser plus d’un milliard d’euros", lorsqu'elle entrera en vigueur dès le 1er janvier 2019, a-t-il ajouté, promettant que "le prix des loyers diminuera en même temps que le montant des APL" Début juillet, le gouvernement avait pourtant annoncé qu'il réduit de cinq euros par mois le montant des APL qui bénéficie aux plus précaires, dont les étudiants.

"Le montant des APL que vous percevez prend pour référence votre revenu d’il y a deux ans. Donc si je travaille, alors que j’étais au chômage il y a deux ans, je touche un montant d’APL qui n’est pas en relation avec ce dont j’ai besoin aujourd’hui", est un exemple favorable et non applicable au plus grand nombre des prestataires, mais pourtant mis en avant par le secrétaire d’Etat pour bien tromper son monde.
Et si je suis actuellement en recherche d'un emploi ? Le chômage est reparti à la hausse en juillet, selon Pôle Emploi : +1% en France métropolitaine...
               
6.400.000 Français sont concernés.

Le gouvernement doit annoncer mercredi sa stratégie pour le logement
 
Chaque jeune poussé sur le devant
de la scène est cornaqué
par un "vieux"
La baisse des APL dont bénéficient les locataires du parc HLM, d’un montant allant jusqu’à 60 euros mensuels, sera supportée par les bailleurs sociaux. Ils seront contraints de réduire d’autant leurs loyers. "Notre engagement est très clair : aucun allocataire ne perdra un euro", a assuré Julien Denormandie.

Ce trentenaire proche de Richard Ferrand (55 ans, ci-dessus) et gendre de Robert Ophèle, président de l’Autorité des marchés financiers depuis le 1er août ...2017, a justifié la baisse de cinq euros mensuels du montant des APL "par le fait que le budget pour 2017, qui prévoyait cette mesure et dont nous avons hérité, n’était pas bouclé". "Mais depuis le premier jour, nous expliquons que nous allons faire une réforme de fond des APL pour traiter le problème à la racine. 

Or, le problème, ce n’est pas les APL, ce sont les loyers trop élevés, qui n’ont cessé de progresser depuis quarante ans", a dit le secrétaire d’Etat. Comme le coût de la vie... Le coût de la vie  trop élevé et le niveau de vie trop bas, chez les retraités et les fonctionnaires notamment, mais le gouvernement envisage-t-il de réduire les impôts et de prendre à sa charge la revalorisation du point d'indice ?

Quelque 6,5 millions de ménages perçoivent les APL en France.